
Les
enceintes de Bruxelles

Un
texte sur la première enceinte de Bruxelles (avec liens)
Restauration d'une tour de défense

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Une
première enceinte ambitieuse pour l’époque
Au
XIe siècle, il ne s’agit sans doute que de remparts en bois sur une
simple levée de terre et précédés de fossés. Mais, dès 1100, date
retenue comme la plus précise, l’enceinte dont nous avons retrouvé
des vestiges, prend forme et ne fera que se perfectionner au XIIe siècle.
Le
périmètre de la muraille atteignait près de 4,000 mètres (Anvers
1700m.). Une quarantaine de tours de défense renforçaient des murs de
10 mètres de hauteur et de 1 à 2,5m. d’épaisseur : le tout en
matériel dur :
Sept
portes fortifiées permettaient l’accès à la cité dont la
superficie couvrait à l’époque près de 80 hectares. Ces
portes semblaient déjà indiquer aux générations futures les zones
d’expansion de la formidable agglomération urbaine en devenir :
-
La
Porte de Sainte-Gudule ouvrait sur Louvain ( Treurenberg).
-
La
Porte du Coudenberg (rue Brédérode) s’ouvrait sur Namur.
-
La
Steenport faisait face à Obbrussel/Saint-Gilles.
-
La
Porte d’Overmolen, au carrefour du Marché-au-Charbon et de la rue du
Bon-Secours, permettait d’atteindre Anderlecht et, par là, Mons et la
France.
-
La
Porte-aux-herbes-potagères menait vers Malines, via Schaerbeek.
Un
itinéraire urbain permet à chacun de revivre, aujourd’hui, le chemin
de ronde des Gardes de la ville du XIIe siècle. Leurs pas les menaient
de Porte en Porte : Place Fontainas, rue des Bogards, des Alexiens,
de Rollebeek, Place du Sablon, rues de la Paille, de Ruysbroeck, des
Petits-Carmes, de Namur, Bréderode, Place du Trône, Place des Palais,
rue Royale, Treurenberg, Place de Louvain, rues Montagne de
l’Oratoire, des Comédiens, du Fossé-aux-loups, des Augustins, Place
du Samedi, Place Sainte-Catherine, Vieux-Marché-aux-Grains, rues
Christophe, des Riches-Claires, des Six-Jetons et Place Fontainas.
Au
passage, les vestiges parvenus jusqu’à notre époque concrétisent
mieux que tout la puissance de Bruxelles, née de la volonté conquérante
de Lambert II Baldéric (Comte de Louvain, n.991-d.1062), assisté par des habitants de plus en plus
dynamiques. On pourrait citer la Tour dite Anneessens ou Steenpoort
(boulevard de l’Empereur), la Tour
Noire (Place Sainte-Catherine), la
Tour de Villers, la Tour du Pléban (rue du Bois-Sauvage, dans le jardin
du Presbytère) ou encore des fragments de muraille, rue de Villers (récemment
mis en valeur), rue du Chêne (Athénée Royal), rue de Dinant,
rue de
Ruysbroeck ...
Carte
: La première enceinte Vue
satellite / aérienne

La
seconde enceinte (1357-1379)
Plusieurs
raisons semblent avoir poussés les Bruxellois à se construire une
nouvelle enceinte dont une partie du financement se fera en opérant des
retenues sur les salaires du personnel de la Commune.
Tout
d’abord, l’accroissement considérable de la population, mais aussi
la trop faible extension de la première enceinte, mise en évidence
lors de la prise de la ville par les Flamands, en 1356. Enfin, la
volonté de devenir la première cité du Duché n’était pas étrangère
à cette décision de construire une formidable défense se déroulant
sur près de 8km et englobant 450ha… Même les quartiers plus miséreux
de la Chapelle et de la chaussée « flamande », au-delà de
la Porte Sainte-Catherine, furent inclus. 74 tours semi-circulaires et 7
Portes fortifiées (prolongement des 7 Portes de la première enceinte)
feront de Bruxelles une redoutable place-forte. Les boulevards extérieurs
actuels qui ont remplacé les vestiges des fortifications au XIXe siècle
permettent de retrouver les 7 Portes, dont une seule, la Porte de Hal
(ou d’Obbrussel) a subsisté, quoique fortement restaurée dans le
style romantique propre XIXe siècle. On peut ainsi parcourir le site
des Portes de Louvain,
de Namur, de
Hal, d’Anderlecht,
de Flandre, de
Laeken, de Cologne et de
Schaerbeek. Une puissante artillerie achetée
par la ville parachevait la défense. L’ambitieux tracé semblait
aussi tenir compte de plusieurs autres facteurs, à savoir, éloigner le
centre commercial d’une attaque d’artillerie et conserver entre la
première et la deuxième enceinte, une réserve de terrains de cultures
nécessaires à l’alimentation de la ville en cas de siège.
Carte
: La deuxième enceinte
Vue
satellite / aérienne
Ecrit
anonyme. Retravaillé, mis en forme et inspiré des ouvrages de :
DES
MAREZ, Guillaume
Guide illustré de Bruxelles, remis à jour par A. ROUSSEAU.
Bruxelles, 1958.
MARTENS,
Mina
Histoire de Bruxelles.
Toulouse, 1976.
VANHAMME,
Marcel
Les origines de Bruxelles.
Bruxelles, 1951.
Bruxelles, 1100-1800, Promenades dans le passé.
Bruxelles, 1949.
Bruxelles, de bourg rural à Cité mondiale.
Anvers-Bruxelles, 1968.
VERNIERS,
Louis
Bruxelles, esquisse historique.
Bruxelles, 1941.
Un millénaire d’histoire de Bruxelles.
Bruxelles, 1965.
AUTRE INFORMATION :
Vestiges de la première enceinte
Les
enceintes Rempart
rue de Villers
La Grande
ceinture
Histoire des fortifications de la ville de Bruxelles
La petite ceinture du Moyen-Âge à nos jours / Du démantèlement des
fortifications...
Journées du Patrimoine/Monumentendagen 14/05 09 2003
Vue de la démolition de la deuxième enceinte entre
la Porte de Hal et la Senne,
en 1830-1831 peinte en 1888 par F.A. Bossuet
°
L
a f i n d e s e n c e i n t e s
d e B r u x e l l e s
VOIR AUSSI : CARTES
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